La ville en Yikebike!


l’expérience de la ville en YikeBike  par un utilisateur régulier 

 

13.03.2014 par Sébastien Sainte Marie

 

Le YikeBike, TPE et vélo électrique pliant.

Avant de vous parler de mon expérience de la ville en YikeBike, je vais vous parler de transporteur  personnel électrique. Qu’est ce qu’un TPE? C’est un véhicule de transport alimenté par électricité, dédié aux déplacements urbains, tels le Segway, le Yikebike, le Solowheel, le Airwheel, le S-Walker, etc…
seine
Le problème de ces véhicules est qu’ils ne sont encadrés, aujourd’hui, par aucun cadre légal, seulement des recommandations du gouvernement pour circuler dans nos villes. Cela ne veut pas dire qu’ils sont interdits à la circulation, mais plutôt qu’à défaut de loi, il faut composer entre les pistes cyclables, les trottoirs et voies piétonnes, et les rues, en utilisant le bon sens. Cependant nous espérons que les autorités locales ou nationales vont donner un cadre légal à l’utilisation de ces véhicules sur la voie publique.

 

En effet, ces véhicules ont beau en être à leur prémices dans nos villes, ils peuvent parfaitement trouver une place de choix dans une catégorie inférieur à celle des deux roues motorisés de petite cylindrée sur les petits trajets (ces véhicules motorisés, scooter ou cyclos sont souvent pourvu de moteurs deux temps, parmi les plus polluants dans nos villes). Les comparer ou les mettre face aux vélos classiques est une erreur de jugement. Les gens qui veulent utiliser un vélo, et donc utiliser leur propre force motrice, ne se dirigeront pas vers les transporteurs personnels électriques. Le vélo ne sera pas en concurrence avec ces nouveaux moyens de transports. Les gens qui pourraient avoir un intérêt dans ce nouveaux types de véhicules sont identifiables:

 

  •  ne souhaitent pas utiliser de vélos
  • ne souhaitent pas louer de vélo’v ou autres vélib
  • souhaitent un engin motorisé
  • parcourent une distance entre 5 et 14 km A/R pour leur trajet maison/travail ou pour le complément de trajet entre les transports et leur destination.

 

Aujourd’hui, il y a une sorte d’incompréhension face à ce type de véhicules, et cela est bien dommage. Si je regarde du côté de ma ville, ne serait ce que dans l’article de Lyon Capitale sur le Yikebike qu’ils ont pu tester et présenter. Bien entendu il y a eu d’autres articles, comme celui de la Tribune, ou des  Mais nous allons déchiffrer cela ensemble.


 
YikeBike Plage

 

Quand vous lisez l’article, la conclusion peut sembler un peu abrupte, qui au lieu d’ouvrir pleinement la question sur le besoins d’insérer ce type de véhicules dans nos ville,  insiste trop sur le cadre légal, et jette un froid. Dommage alors que le fond de l’article est correctement présenté, malgré quelques incohérences que j’ai pu relever:

 

Pour la remarque sur la circulation sur trottoir (et voies piétonnes par extention) je dirais que c’est du bon, sens. Tout comme cela nous arrive à vélo (j’en croise tout les jours), il arrive qu’on utilise des bouts de voies piétonnes ou trottoirs, tout comme le font les entreprises de tourisme qui utilisent le Segway et que la ville de Lyon autorise à utiliser en espace urbain (et parfois sur trottoir et voies piétonnes, oui, alors que la vitesse maximale du Segway est presque identique à celle du YikeBike, et toutes deux sont bien inférieur aux vitesses maximales des vélos). Le plus important c’est de faire attention aux piétons et d’être prudent.

 

yikebike ville

En ce qui concerne le commentaire de Maurice sur le site de Lyon Capitale. On voit l’incompréhension des gens face à ces nouveaux moyens de transports. Les TEP ne sont pas là pour remplacer le vélo, et les gens qui vont préférer ce type de transport ne veulent pas pédaler. ( Certains diront qu’on est feignant, mais pour ma part j’assume et je suis un ardent défenseur de la vision de Churchill sur le sport)

Voilà pour le côté généraliste des transporteurs électriques personnels. Maintenant, passons plus précisément au Yikebike.

 

l’expérience de la ville en Yikebike

Quand j’ai commencé à chercher un moyen de transport personnel propre pour la ville j’ai commencé à regarder du côté de l’électrique. Il y a pleins de possibilités: scooter électriques, vélos à assistance électrique, et les transporteurs personnels électriques.
Je vis en appartement et je n’ai pas de garage ou box personnel, de plus, mon lieu de travail ne possède pas de parking gratuit ou de zone de stationnement pour deux roues. J’ai donc abandonné toute idée de véhicule que je devrais laisser garé accroché dans la rue. Le Segway n’était pas assez compact et surtout très cher (7000€ prix d’appel), je l’ai donc mis de côté, mais le concept me plaisait.
Yikebike-Carbon-1024x584

 

Je me suis alors lancé dans une recherche de « concurrent Segway » sur notre ami Google. C’est ainsi que j’ai découvert le YikeBike, sorti en 2009 en Nouvelle Zélande, mais qui n’avait pas encore d’importateur exclusif en France, juste un revendeur dans tout l’hexagone.

 

Le YikeBike m’a tout de suite plu. Design, faisant penser aux grands cycles de la fin du 19ème siècle, il surfe sur la mouvance néo-rétro du design automobile de ces dernières années (dont la Twingo fait désormais parti avec son design très « supercinq »). Le véhicule est compact, efficace, a une vitesse de pointe tout à fait correcte de 23 km/h, un poids contenu de 14 Kilos pour le modèle le moins onéreux, l’autonomie correspond parfaitement à mes besoins, et en terme de tarif, on se rapproche plus du scooter.

 

Oui le YikeBike n’est pas donné, mais il fait son prix, mettez en comparaison des  scooters électriques, des vélos à assistance électriques, et regardez la compacité de l’engin, vous comprendrez que l’on en a pour son argent.

 

Comptez surtout que vous n’aurez pas de révisions à faire, de plein d’essence, d’entretient, ou d’assurances à prendre, et vous allez commencer à comprendre la dimension du retour sur investissement.

 

 Mais ce n’est pas tout, car, comme le ferait si bien remarquer « Jezza » (aka: Jeremy Clarkson), « it has a button that just put a smile on your face, look! »®. En effet, une fois habitué le pilotage de l’engin est très plaisant, et on se prends au jeu 🙂

 

 La prise en main de l’appareil est pourtant déroutante au début, avec le guidon à l’arrière et les pieds posés sur la roue avant qui tourne de droite à gauche au gré des coups de guidon, cependant, les bases viennent vite, la prise de confiance prends quelques minutes (lorsque l’on est habitué au minimum à faire du vélo! sinon plus… http://m.youtube.com/watch?feature=share&v=v3kr0PgIda4 ) et le perfectionnement permettant d’être à l’aise en toute situation prends lui une poignée d’heures.

Une fois dompté, c’est un véritable plaisir que de chevaucher cet engin d’un genre nouveau. La position de pilotage est agréable, et confortable, et il ne suffit plus que de regarder droit sur l’horizon en jouant entre l’accélérateur et le frein…
début yikebike
Je dois avouer qu’à ce jour les rues de Villeurbanne sont pour la plupart un peu meurtries de patchwork de bitume, et c’est la raison pour laquelle je préfère utiliser les petites rues qui ont une circulation automobile moins dense, mais les projets de la ville incluent la refonte du cours Emile Zola, avec de véritables voies cyclable apparemment, donc dans un futur pas trop lointain nous auront des voies confortables pour rouler.

  bandeau yikebike

Maintenant j’attends tout de même un engagement des politique, en commençant par nos Maire et la communauté de la métropole du Grand Lyon, par le biais de décrets pour donner le cadre légal dont nous avons besoins afin d’être en règle.

En attendant cela, je resterais heureux utilisateur de ce produit, en faisant mon maximum pour ne pas déranger les autres usagers qu’ils soient motorisés ou piétons, et je piloterais prudemment, mais avec un grand plaisir et le « smile » 🙂

 

Merci à Sébastien pour cet article sur son expérience de la ville en YikeBike!

 

Son Blog : aldraskaii.info